Défi n°6 : J’arrête de râler sur ceux que j’aime

On ne s’en rend pas toujours compte mais on a souvent tendance à râler (il paraît même que c’est un sport national). Et pire encore on a souvent tendance à râler sur ceux qu’on aime et ce faisant à leur transmettre nos frustrations, nos tensions et nos mauvaises énergies. Alors pour nous “guérir”, je vous propose de commencer par apprendre à reconnaître nos râleries.

Savoir reconnaître les râleries

Voici 3 critères simples et efficaces que nous propose Christine Lewicki pour reconnaître une râlerie :

  • Le ton de ma voix : lorsque, afin d’être sûre d’être entendue, j’utilise un ton inapproprié (vinaigré !). Je grogne, je geins, je me plains, je rumine, j’agresse …
  • Mon positionnement : face à une situation qui me frustre, je cherche un coupable plutôt que de chercher une solution et j’accuse l’autre d’être la cause de mon problème.
  • La justesse de mes propos : lorsque, parce que j’espère de l’empathie de la part de l’autre, j’exagère la situation, je n’ai pas le mot juste, je transforme une situation en drame en ajoutant des « Toujours », « Jamais », « cela fait cent fois, … »

Facile non ?

Pourquoi râlons-nous ?

“Bien évidemment on a parfois le besoin naturel d’exprimer son mécontentement, sa peine ou sa douleur mais la grande majorité des gens le font sans même s’en rendre compte à longueur de journée. Ils passent leur existence à affirmer en râlant et à subir tout ce qu’ils ne veulent pas et cette souffrance devient leur réalité.  Au lieu de râler, essayons de communiquer et de penser à ce que l’on veut et de se sentir reconnaissant pour ce que nous avons déjà.”
Extrait du livre J’arrête de râler sur mes enfants (et mon conjoint).

Bien souvent, nous râlons car nous sommes insatisfait.es. En râlant nous pensons faire passer à l’autre un message clair qui lui permettra de comprendre notre insatisfaction.

Mais est-ce le cas ? Quand une personne râle devant vous, avez-vous vraiment envie de l’écouter ou de l’aider ? Je ne sais pas si cela fonctionne chez vous mais dans ma maison ça ne marche pas. Pire, si je râle on ne me parle plus et on me dit que je ne suis pas sympa… Râler n’avance donc à rien !

Pourtant, pendant longtemps, j’étais sûre qu’en râlant on m’aurait entendue, qu’on serait venu m’aider, qu’on m’aurait respectée… et que j’irais mieux ! Finalement je me suis souvent punie moi-même en me fâchant avec tout le monde et la situation n’a pas avancé d’un chouïa !

Mais alors comment faire ?

Comment arrêter ?

Il convient tout d’abord de préciser qu’on arrête rarement de râler du jour au lendemain. Il s’agit d’une démarche sur la durée, un challenge pour se sevrer d’une mauvaise habitude.

  • La première étape est de se rendre compte qu’on râle (dans son livre Christine Lewicki propose de porter un bracelet que l’on changera de côté à chaque râlerie détectée).
  • Il faut ensuite chercher à comprendre quelle est la cause de notre insatisfaction (celle qui nous fait râler) et tenter de remédier au problème (plus facile à dire qu’à faire).

Par exemple, pour moi c’est souvent le soir car j’ai envie que les enfants se couchent (sans râler) pour commencer (enfin) à avoir du temps pour moi… et souvent je râle parce qu’ils ne se brossent pas les dents assez vite, parce que je ne vois pas l’heure tourner, parce qu’ils ont chaud puis soif et c’est la cocotte minute dans ma tête : j’explose ! C’est clair, pour arrêter de râler j’ai besoin de m’organiser autrement !!! (m’acheter une montre ?)

Quelques astuces

  • Prenez un cahier pour noter ce que vous ressentez.
  • Faites le challenge en changeant votre bracelet de côté à chaque râlerie.
  • Dites à tout le monde que vous ne voulez plus râler (et que vous n’y arriverez pas en un jour mais un jour oui !).

Bref, trouvez, actionnez et expérimentez toutes les méthodes qui pourront vous faire avancer !

Pour aller plus loin

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5 pensées sur “Défi n°6 : J’arrête de râler sur ceux que j’aime”

  1. Je connais le livre de Florence Leroy et la méthode que je recommande à mes amies.
    L’idée du bracelet est efficace car il nous permet de nous rendre compte rapidement de nos raleries, d’y faire attention et d’y remédier. C’est efficace et le sourire retrouvé !

    1. Oui, nous aussi on aime que les sourires 🙂 C’est pour ça qu’on a pensé à ce défi avant de partir en vacances avec les gens qu’on aime !

  2. Plus facile à dire qu’à réaliser … Ms bonne idée ce défi … Ceci dit certains pourraient déjà agir en amont ce qui ns éviteraient bien des fois de tourner son bracelet !

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