Prendre soin de soi selon Florence Leroy.

J’ai eu la chance d’interviewer Florence Leroy, coach et conseillère conjugale qui aide les femmes (re)trouver joie de vivre et équilibre ! Elle est également l’auteure de « J’arrête de râler sur mes enfants (et mon conjoint) » et de « Couple sous tension ». Elle nous livre ici l’importance de prendre soin de soi.

Vous proposez des ateliers sur le thème “Accompagner les femmes à passer à l’action pour vivre plus de joie au quotidien”. Comment vous est venue cette jolie idée ? Et les hommes alors ?

J’ai remarqué que nous avions toutes plein de bonnes idées pour prendre soin de nous mais que nous prenions rarement le temps de passer à l’action pour les concrétiser. Prendre du recul, le temps d’un atelier ou d’un accompagnement, arrêter la roue infernale de la todo list pour respirer est pour moi un premier pas pour arriver à concrétiser nos projets. Ma posture  d’accompagnatrice est de partager ce que j’ai appris et qui m’a été précieux dans ma vie de femme. Alors c’est pour cela que je m’adresse aux femmes. 

Photo / luizclas

Comment passer du sentiment de devoir s’imposer un moment pour soi à celui de s’offrir naturellement du temps ?

C’est en vivant des moments pour soi, que l’on peut en vivre les bienfaits et sentir combien c’est vital pour notre équilibre. S’il faut se l’imposer au début c’est que nous n’avons pas appris à le faire. J’aime à dire que si nous ne bloquons pas des créneaux dédiés dans nos agendas ils ne vont pas s’inviter tous seuls. Cela peut paraître manquer de naturel mais si nous ne le faisons pas, la vie va se charger de nous donner plein d’excuses pour ne pas le faire. Cette année j’ai décidé de mettre le Nia en priorité. J’ai donc bloqué deux créneaux de cours par semaine et réservé, dès le mois de septembre, les samedis où il y avait des ateliers. Je sais que cette pratique me met en joie et j’y tiens. En plus, savoir que j’ai ces rendez-vous avec moi-même, me donne de l’énergie au quotidien et contribue à mon mieux-être, même dans les coups de mou ou de stress. 

Beaucoup peuvent culpabiliser de prendre du temps pour eux-mêmes et trouver cette attitude plutôt égoïste. Que leur répondez-vous ?

Oui, notre culture nous a surtout appris à prendre soin des autres, d’abord, voire exclusivement. Pourtant, nous sommes les mieux placé.e.s pour prendre soin de nous. Personne mieux que nous, sait ce qui nous fait du bien. Quand je ne prends pas soin de moi, et de mes besoins, je suis comme à sec, je deviens aigrie et tout m’énerve, surtout les autres ! Alors je me rends compte que lorsque je prends soin de ce qui est important pour moi, je contribue aussi à la qualité de ma relation à autrui et cela n’a rien d’égoïste. 

Photo / Samuel Silitonga

Existe-t-il un conseil de base que vous pouvez donner à tous et à toutes, au delà de  nos différences de mode de vie, de caractère ou d’avancement personnel ?

Pour découvrir ce qui nous fait du bien, il faut se souvenir d’un moment agréable et se questionner pour identifier en quoi il nous a fait du bien : « Étais-je seule ou avec des amis, dans l’action ou dans la détente, en silence ou en musique, au chaud chez moi ou dans le vent de la nature ? » Bref, identifier les « critères » qui définissent ce qui me fait du bien et veiller à vivre plus de moments qui « cochent » ces critères. 

Pour prendre soin de soi, le secret n’est-il pas d’apprendre à s’affirmer face à toutes les sollicitations extérieures ?

Oui, et c’est pour cela qu’il est important de se connaître, de savoir ce qui nous fait du bien, ce qui nous nourrit. Alors quand les sollicitations extérieures arrivent, je peux choisir de prendre une respiration et de me poser la question : « est-ce que je respecte ce qui est important pour moi ? »

Photo / Jens Johnssons

Quels sont les principaux retours des personnes que vous accompagnez ? Vous ont-ils également enrichie ? 

Ce que j’adore dans mon métier, c’est le fait de continuer à grandir et de cheminer grâce au parcours personnel de chacune de mes clientes. C’est tellement enthousiasmant. Ce qu’elles apprécient, que cela soit en accompagnement individuel ou en atelier, c’est le fait que je marche avec elles. Moi aussi, je suis une femme qui jongle avec plusieurs casquettes. Ce qui les aide le plus, c’est le fait de s’être autorisées à prendre le temps de s’arrêter et d’observer leur quotidien pour choisir à nouveau ce qui est essentiel pour elles.  

En deux mots, c’est quoi “prendre soin de soi” ? (Juste 2 mots 😉 !!!)

Essentiel et vital !

Pour aller plus loin :

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